Professionnellement, vous avez le sentiment de ne pas être à la hauteur et qu’un jour, on vous démasquera ? Vous êtes convaincue que vous n’aurez jamais mieux et n’osez pas vous lancer dans une reconversion ? Comme beaucoup de femmes, vous êtes peut-être touchée par le syndrome de l’imposteur. Cet état de doute, de malaise constant, cette conviction de ne pas être à sa place, peuvent avoir de lourdes conséquences, et pas seulement sur votre carrière.
D’où vient ce phénomène qui vous empêche de savourer votre réussite professionnelle ou même d’envisager une reconversion qui pourtant vous fait envie ? Quels sont les symptômes du syndrome de l’imposteur et comment s’en libérer ? C’est ce que vous allez découvrir dans cet article.
🧭 Les origines du syndrome de l’imposteur : un héritage sociétal
Le syndrome de l’imposteur : le concept originel
Bien qu’on l’appelle « syndrome », le syndrome de l’imposteur n’est pas un trouble mental. Il s’agit d’un phénomène découvert par deux psychologues américaines : Pauline Clance et Suzanne Imes. En 1978, elles ont interrogé 150 femmes diplômées, occupant des postes prestigieux et jouissant d’une excellente réputation auprès de leurs collaborateurs.
Résultat ? Ces femmes brillantes se sous-estimaient. Elles avaient tendance à considérer leur ascension non comme le résultat naturel de leurs qualités et de leurs compétences, mais comme le fruit d’une succession d’heureux hasards.
70 % des personnes peuvent souffrir du syndrome de l’imposteur au cours de leur vie. Ce chiffre élevé s’explique en partie par un environnement de travail qui exige toujours plus de performance, de productivité et d’adaptabilité, tout en accélérant le rythme, ce qui crée un climat de pression intense. Mais la proportion chez les femmes est bien plus importante. Plusieurs facteurs expliquent cette situation.
Des conditionnements précoces et professionnels qui fragilisent la confiance des femmes
Malgré les progrès, la société continue de transmettre des stéréotypes qui affectent la confiance des femmes dès le plus jeune âge. Très tôt, filles et garçons se perçoivent comme égaux. Mais dès 6 ans, la plupart des fillettes commencent à se sous-estimer, influencées par des croyances intégrées via le langage, l’éducation ou les médias.
Cette perte de confiance se poursuit à l’âge adulte, où les femmes ont tendance à sous-évaluer leurs compétences, comme le montre une étude de l’Université Carnegie Mellon : seulement 7 % d’entre elles négocient leur salaire de départ, contre 57 % des hommes.
Dans le monde professionnel, des biais inconscients renforcent ce phénomène. Une étude menée en 2012 a révélé que des CV identiques, portant un prénom masculin ou féminin, sont évalués différemment : les profils masculins sont jugés plus compétents et mieux rémunérés. Ces préjugés freinent la progression des femmes, alimentent une impression d’illégitimité et contribuent aux écarts de salaire.
Des circonstances propices au syndrome de l’imposteur
Les stéréotypes de genre n’expliquent pas à eux seuls le phénomène de l’imposteur chez la femme. La singularité est aussi au cœur du problème. Le fait d’avoir une particularité, de fonctionner différemment, comme les femmes neuroatypiques, atteintes de troubles DYS comme la dyslexie, ou même à haut potentiel, aggrave le syndrome de l’imposteur et ses conséquences, comme le burn-out.
Les personnes issues de minorités ethniques ou sociales seraient également plus touchées. De manière générale, se sentir différente crée un terrain propice à l’émergence de ce phénomène de l’impostrice.
L’hypersensibilité, un facteur aggravant du syndrome de l’imposteur chez les femmes
Les femmes hypersensibles ont tendance à se poser beaucoup de questions sur elles-mêmes et à se remettre fréquemment en question. Leur souci du détail, parfois très prononcé, les rend particulièrement sensibles à la charge mentale liée au perfectionnisme. Cette tendance à tout analyser renforce le doute de soi et donne facilement l’impression de ne jamais être assez compétente et même incapable de changer de voie.
Libérez votre potentiel !
- Une méthode qui vous respecte et place votre personnalité au cœur du projet
- Une reconversion sans se renier, fondée sur vos talents et vos valeurs
- Une carrière réaliste, alignée avec le marché du travail
Les injonctions sociales et l’héritage familial
Les femmes portent parfois en elles un héritage familial et social marqué par des injonctions, explicites ou implicites : « sois une bonne fille », « réussis sans faire de vagues », « ne prends pas trop de place ». Ces messages tyrans nourrissent le syndrome de l’imposteur en fragilisant la reconnaissance de sa propre valeur.
Certaines, issues de milieux plus contraignants ou traditionnels, ressentent d’autant plus ce poids, comme si leur légitimité avait été mise à mal avant même qu’elles ne commencent à construire leur carrière.
🧭Reconnaître les symptômes du syndrome de l’imposteur : suis-je concernée ?
Vous vous posez peut-être la question : est-ce que ce que je ressens, c’est le syndrome de l’imposteur ? Pour vous accompagner dans cette réflexion, voici quelques-uns des signes les plus répandus.
Le comportement professionnel
- s’épuiser à la tâche et en faire toujours trop ;
- anticiper les demandes futures et travailler au-delà des attentes ;
- avoir une implication et une charge mentale démesurées ;
- ne pas oser négocier son salaire par peur d’abuser de sa « chance » ;
- éviter de demander de l’aide ou de se montrer vulnérable ;
- avoir une tendance au perfectionnisme extrême.
Les sentiments et l’état d’esprit
- Se sentir incapable de se reconvertir, penser qu’avoir un travail est déjà une chance ;
- avoir le sentiment d’avoir « volé » son poste ;
- ressentir un malaise face aux compliments, même s’ils sont justifiés ;
- avoir peur d’être « démasquée » ou de l’échec ;
- être dans une autocritique permanente ;
- avoir la conviction d’avoir trompé son monde.
Les conséquences sur la santé
- ne pas écouter ses limites ;
- ressentir une fatigue chronique ;
- subir un stress et une anxiété constants ;
- sombrer dans le burn-out dans les cas les plus graves.
🧭 9 solutions pour se libérer du syndrome de l’imposteur
Vous vous êtes reconnue dans une majorité de ces signes ? À présent, place à l’action : découvrez comment mettre fin à ce mal-être qui vous empêche de vous épanouir professionnellement ou de prévoir une quelconque reconversion professionnelle.
N°1. Employer toujours un langage positif et bienveillant
La manière dont vous vous parlez à vous-même a un impact direct sur la façon dont vous vous sentez. Remplacez « Je ne suis pas assez rigoureuse » par « Je fais de mon mieux et j’apprends chaque jour ». Ce changement de vocabulaire peut vous sembler anodin, mais en réalité, il modifie aussi la façon dont vous vous percevez et renforce votre estime personnelle.
Retenez ceci : les mots sont puissants et votre inconscient vous écoute avec attention. Donc attention à votre dialogue intérieur !
N°2. Accepter l’échec comme un apprentissage pour gagner en confiance
Au cours de notre parcours professionnel, nous faisons toutes des erreurs. C’est humain. Le problème, c’est lorsqu’on s’associe pleinement à ses erreurs, que l’on se définit professionnellement à travers elles.
L’erreur n’est pas un signe d’incompétence, mais une étape normale et nécessaire pour s’améliorer. En effet, le fait de se tromper déclenche une reconfiguration des réseaux neuronaux. Cela permet d’ajuster et d’améliorer ses connaissances et compétences. Ainsi, un cerveau performant est un cerveau qui fait des erreurs, puis s’adapte en fonction. Comme le démontre le livre Les neurosciences en éducation.
L’échec n’est qu’un fait parmi d’autres dans votre parcours ; il ne vous définit pas. Vous avez le droit à l’erreur, et c’est même ainsi que l’on apprend le mieux. Être compétente, ce n’est pas ne jamais se tromper, c’est être capable d’en tirer les leçons pour s’améliorer.
N°3. Apaiser son perfectionnisme
Les femmes souffrant du syndrome de l’imposteur ont tendance à se mettre une pression gigantesque pour produire un travail parfait, irréprochable. Pour y parvenir, elles peuvent passer énormément de temps à s’attarder sur des détails que personne ne verra. Cette pression peut mener à une surcharge de travail et au burn-out.
Autre aspect du perfectionnisme : face à la montagne de travail à effectuer, le découragement s’invite et avec lui, à la procrastination : « ça ne sert à rien, de toute façon je ne suis pas compétente ». Alors que vous étiez censée faire un simple PowerPoint, votre cerveau a transformé ça en un court-métrage digne de Spielberg. Sauf que tout ne mérite pas tout votre temps et votre sens aiguisé du détail…
N°4. S’entourer des bonnes personnes
Que ce soit dans votre vie personnelle ou professionnelle, entourez-vous de personnes qui croient en vous et vous tirent vers le haut. Éloignez-vous de celles qui vous rabaissent ou minent votre confiance. Votre environnement est un miroir de votre mentalité, alors choisissez-le judicieusement.
N°5. Accepter les retours positifs et les compliments
Il est temps d’arrêter de minimiser vos accomplissements. Quand on vous fait un compliment, ne le repoussez pas en disant « Oh, ce n’est rien ». Dites simplement « Merci ». Reconnaissez que vous avez travaillé dur pour obtenir ce succès, et permettez-vous de le savourer.
N°6. Oser avoir des objectifs ambitieux et les assumer
Si vous ne vous sentez pas légitime, vous aurez tendance à viser des objectifs inférieurs à vos capacités réelles. Osez sortir de votre zone de confort. Fixez-vous des objectifs qui vous inspirent et vous mettent au défi. La peur n’est pas un signe d’incompétence, mais un signe que vous êtes en train de grandir !
Pour vous inspirer, regardez ce qui se fait dans votre secteur : quelles sont les évolutions possibles ? D’autres ont osé, alors pourquoi pas vous ? Cela vous donnera des idées, vous montrera que vos ambitions sont légitimes et que non, elles ne sont pas le fruit d’une illusion ou de fantasmes irréalisables…
N°7. Suivre ses accomplissements quotidiens
Pour vous aider à voir vos progrès de manière concrète, tenez un « carnet des réussites ». Chaque semaine, notez vos petites et grandes victoires : un compliment reçu, une tâche accomplie plus vite que prévu, un problème résolu… Cette liste factuelle est une excellente arme pour contrer le syndrome de l’imposteur.
N°8. Faire un bilan de compétences
Si vous vous sentez perdue, que vous avez besoin d’évoluer professionnellement et que vous avez besoin de faire le point, le bilan de compétences est tout indiqué. Grâce au regard extérieur et neutre d’une consultante, vous réaliserez le chemin parcouru, l’ampleur de vos compétences et de vos softs skills, ainsi que votre valeur réelle sur le marché du travail. Ça va vous rebooster.
Mais ce n’est pas tout : lorsqu’on souffre du syndrome de l’imposteur, on n’ose pas envisager certaines voies professionnelles, certains postes ou certains métiers, car on ne s’en pas capable. Dès lors, on s’autocensure, on bride ses désirs. En effectuant un bilan de compétences, on retrouve une vision claire et l’on construit des projets qui professionnels qui nous ressemblent vraiment, avec lesquels on est pleinement alignés. Chez Mon métier me ressemble, c’est exactement ce qu’on vous aide à faire !
N°9. Cesser de se comparer
Chacun sa route, chacun son chemin. Se comparer, c’est s’effacer, oublier sa valeur et se perdre. Vous ne savez pas d’où chacun vient ni ce qu’il a réellement donné pour arriver là. Tracez votre route, concentrez-vous sur votre propre parcours et gardez votre précieuse énergie pour vous. En effet, votre énergie va où votre attention va. Donc ne perdez pas votre temps à vous comparer aux autres, utilisez-le pour vous projeter, imaginer, concrétiser vos envies.
🧭 Le syndrome de l’imposteur chez la femme : un schéma de pensée à déconstruire d’urgence
Le syndrome de l’imposteur chez la femme doit être pris au sérieux et renversé. Le doute de soi et le sentiment d’imposture que vous ressentez ne sont pas le reflet de votre valeur réelle. En adoptant les solutions proposées dans cet article et en changeant votre regard sur vous-même, vous pouvez vous libérer de ce poids et enfin savourer vos succès.
Il est temps d’embrasser votre légitimité et d’oser tracer votre propre route. Vous êtes une femme, peut-être sensible, atypique et brillante : c’est une immense force. Et il est grand temps de valoriser cette singularité dans le monde professionnel.
Notre bilan de compétences CAP est conçu spécifiquement pour vous, les femmes qui ne se sentent pas à leur place dans les cases conventionnelles. Faites le premier pas vers une carrière qui vous ressemble et qui a du sens.
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Vous vous êtes reconnue dans cet article ? Envie qu’on aille encore plus loin sur ce sujet ? Partagez vos idées ou questions en commentaire : ce blog, c’est aussi le vôtre !
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Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?
C’est un mécanisme psychologique qui pousse une personne à douter de ses compétences et à attribuer ses réussites à la chance plutôt qu’à sa valeur réelle. Il touche particulièrement les femmes, souvent conditionnées dès l’enfance à se sous-estimer.
Quels sont les signes du syndrome de l’imposteur ?
Perfectionnisme, peur d’être « démasquée », autocritique permanente, difficulté à accepter les compliments, fatigue chronique, et sentiment d’illégitimité sont des signes courants. Il peut même freiner une reconversion professionnelle.
Pourquoi les femmes sont-elles plus concernées ?
À cause de stéréotypes de genre, d’un manque de reconnaissance dans le monde du travail, et parfois d’un héritage familial ou culturel pesant. Les femmes hypersensibles, neuroatypiques ou issues de minorités sont encore plus exposées.
Comment sortir du syndrome de l’imposteur ?
En adoptant un langage bienveillant envers soi-même, en acceptant l’échec comme un apprentissage, en s’entourant des bonnes personnes… et en faisant un bilan de compétences pour retrouver confiance et alignement professionnel.





